Politique monétaire : le FMI relève des signes de dominance fiscale au Maroc

Mis à jour le 24 sept. 2026

Une étude du FMI sur l'indépendance des banques centrales relève des signes de dominance fiscale au Maroc, mesurés par l'endettement public auprès du système bancaire.

Étude du FMI relayée le 4 juin 2026.

L'étude : le Fonds monétaire international a publié une étude sur l'indépendance des banques centrales dans la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Asie centrale et Caucase. Sa conclusion : plus d'autonomie des banques centrales va de pair avec une meilleure maîtrise de l'inflation et une plus grande résilience face aux chocs.

La « dominance fiscale » : c'est la situation où les besoins de financement de l'État pèsent sur la politique monétaire. Le FMI la mesure par les créances nettes du système bancaire sur l'État, en pourcentage du PIB. Selon cet indicateur, le Maroc, l'Égypte, la Jordanie, l'Algérie et le Pakistan ont un endettement public auprès des banques supérieur à la moyenne régionale, ce qui constitue un signe de dominance fiscale.

Le contexte macroéconomique (mission Article IV, février 2026) :

  • croissance estimée à 4,9 % en 2025 et projetée à 4,9 % en 2026 ;
  • inflation moyenne de 0,8 % en 2025 ;
  • recettes fiscales à 24,6 % du PIB en 2025 ;
  • déficit du gouvernement central ramené à 3,5 % du PIB ;
  • politique monétaire jugée globalement neutre et adaptée.

À retenir pour le concours : Bank Al-Maghrib est la banque centrale du Maroc. Son objectif principal est la stabilité des prix. À relier à la transition progressive vers un régime de change plus flexible.

Source : Le Matin