Politique industrielle : pour un « Made in Morocco » compétitif plutôt que protectionniste

Mis à jour le 24 sept. 2026

Un économiste alerte : protéger un intrant local peut renchérir les coûts des industriels qui l'utilisent et freiner les exportations. Le vrai « Made in Morocco » est celui qui rend le producteur marocain compétitif.

Point de situation au 24 septembre 2026.

Le Maroc mise sur la souveraineté industrielle, notamment à travers la substitution aux importations. Dans une tribune relayée par Finances News Hebdo, l'économiste Oussama Attahir met en garde : produire localement ne crée pas automatiquement plus de valeur nationale.

Le paradoxe

• Quand un intrant local est protégé et devient plus cher, ce sont les industriels qui le transforment (l'aval) qui paient la différence.
• Ce surcoût agit comme une taxe cachée : il augmente les coûts de revient, réduit les marges et freine les exportations.
• Exemple cité : les tôles d'acier laminées à chaud. La protection de la production en amont a inquiété la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME).

Le contre-exemple de l'automobile

L'industrie automobile marocaine montre qu'une politique centrée sur la compétitivité de tout l'écosystème fonctionne : infrastructures, zones industrielles, formation ciblée et accès au foncier.

Ce que propose l'auteur

• Évaluer systématiquement les effets sur toute la chaîne de valeur avant de protéger un intrant local.
• Viser la maîtrise des dépendances stratégiques, et non l'autarcie.
• Rendre le producteur marocain plus compétitif plutôt que rendre l'importation plus difficile.

À retenir pour le concours

Substitution aux importations, souveraineté industrielle, chaîne de valeur (amont / aval) et compétitivité sont des notions clés pour une dissertation sur la politique industrielle et le Nouveau modèle de développement.

Source : Le360 / Finances News Hebdo