PLF 2026 : la dépense publique à l'épreuve de la réforme
Selon une analyse du PLF 2026, le défi des finances publiques n'est plus le manque de moyens mais la vitesse d'exécution : il faut passer d'une administration de procédures à une administration de résultats.
Analyse publiée à l'automne 2025, au moment de la présentation du PLF 2026.
Les priorités du PLF 2026 (présentées par la ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah) :
- consolider les acquis économiques ;
- lancer une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré ;
- poursuivre la construction de l'État social et les grandes réformes ;
- préserver les équilibres des finances publiques.
L'investissement public atteint environ 380 milliards de dirhams.
Le diagnostic de l'analyse : le problème n'est plus le manque de ressources, mais l'exécution. L'argent public s'accumule dans des comptes au lieu de circuler dans l'économie. Pour y remédier, le PLF 2026 prévoit :
- des Project Management Offices pour les grands projets ;
- la publication de tableaux de bord sur les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les SEGMA ;
- des clauses de performance dans les secteurs stratégiques.
La fonction publique : 576 000 agents civils. La masse salariale représente 10,8 % du PIB et 52 % des dépenses de fonctionnement, un ratio élevé mais stabilisé.
À retenir pour le concours : l'idée clé est de « passer d'une administration de procédures à une administration de résultats ». À relier à la loi organique 130-13 relative à la loi de finances (LOF) et à la gestion axée sur la performance.
Source : Le360