IA à l'école : le Conseil supérieur de l'éducation réclame un cadre national

Mis à jour le 24 sept. 2026

Dans sa recommandation n° 1/2026, le CSEFRS demande un cadre national pour l'IA à l'école, alors que 76 % des établissements ne sont pas équipés et que 68 % des enseignants ne sont pas formés.

Point de situation au 24 septembre 2026.

Le texte de référence : en juin 2026, le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) a publié sa recommandation n° 1/2026. Il y demande un cadre national pour que l'école oriente l'arrivée de l'intelligence artificielle au lieu de la subir.

Le paradoxe marocain :

  • l'IA est entrée à l'école par les usages quotidiens des élèves (devoirs, recherches), et non par une politique publique ;
  • selon le rapport TALIS 2024, 76 % des établissements manquent des infrastructures nécessaires et 68 % des enseignants n'ont pas les compétences suffisantes pour accompagner ces usages ;
  • seuls 6 % des enseignants marocains déclarent travailler en équipes pédagogiques, contre 31 % dans l'OCDE.

Les principes posés par le CSEFRS (six au total), dont :

  • la primauté de l'humain : la technologie est un moyen au service de l'apprenant et de l'enseignant ;
  • l'intérêt supérieur de l'enfant comme référence de toute décision.

Le risque identifié : sans encadrement, l'IA générative peut affaiblir des processus cognitifs essentiels comme l'analyse, l'expérimentation et la gestion de l'erreur.

À retenir pour le concours : à relier à la Vision stratégique 2015-2030 et à la loi-cadre n° 51.17 sur le système d'éducation.

Source : LesEco.ma / Telquel