Investissement : le secteur privé toujours à l'ombre de l'État
Malgré la Charte de l'investissement, l'État et les entreprises publiques portent toujours environ deux tiers de l'investissement national. Le Nouveau modèle de développement vise l'inverse à l'horizon 2035.
Le constat : l'État et le secteur public financent encore environ les deux tiers de l'investissement national. La dépense publique est passée de 230 milliards de dirhams en 2021 à 380 milliards en 2026, portée par la santé, l'éducation, l'eau, les transports et les chantiers du Mondial 2030.
L'objectif : le Nouveau modèle de développement vise à inverser le rapport d'ici 2035, avec un investissement privé représentant les deux tiers du total. Le gouvernement s'était fixé un palier de 550 milliards de dirhams d'investissement privé à fin 2026, cible que la presse juge hors d'atteinte.
Les leviers : la nouvelle Charte de l'investissement (loi-cadre 03-22) et la Commission nationale des investissements, qui a approuvé 237 projets pour 369 milliards de dirhams et 166 000 emplois directs annoncés. Le Fonds Mohammed VI pour l'investissement joue aussi un rôle.
Signal positif : les crédits bancaires à l'équipement ont doublé en dix ans, à 314 milliards de dirhams fin mars 2026 selon Bank Al-Maghrib. Son wali estime que « tous les ingrédients » sont réunis pour que le privé prenne le relais après 2030.
Sujet de dissertation type : « L'investissement public peut-il tirer durablement la croissance ? »