Frais du temps aménagé : dernière planche de salut pour l’université publique, ou premier pas vers sa privatisation ? - Le Matin.ma
Depuis la rentrée 2026-2027, les salariés inscrits en temps aménagé paient de 5 000 à 20 000 DH par an selon le cycle, sur la base de la loi 59-24. La mesure divise entre partage des coûts et crainte d'une privatisation.
Point de situation au 24 septembre 2026.
La mesure : pour la rentrée 2026-2027, les fonctionnaires et salariés qui s'inscrivent dans une université publique en « temps aménagé » paient pour la première fois un tarif harmonisé dans tout le Royaume. La grille a été actée mi-juillet par la Conférence des présidents d'université :
- licence : 5 000 DH par an ;
- master : 15 000 DH par an ;
- bachelor : 18 000 DH par an ;
- doctorat : jusqu'à 20 000 DH par an.
La base juridique : la loi n° 59-24 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique, publiée au Bulletin officiel le 23 février 2026. Son article 81 autorise des formations payantes en temps aménagé, destinées aux travailleurs du public et du privé.
Les arguments pour : mettre fin aux écarts de tarifs entre universités, donner aux universités des ressources propres et appliquer le principe du partage des coûts. Les présidents d'université rappellent que la gratuité du temps normal n'est pas remise en cause.
Les critiques : recours devant les tribunaux administratifs et le Médiateur du Royaume, et lettre ouverte de la Ligue marocaine pour la défense des droits de l'Homme le 7 août 2026. Plusieurs voix y voient un premier pas vers la privatisation de l'université publique.
À retenir pour le concours : la loi 59-24 est le nouveau cadre de l'enseignement supérieur. Le débat gratuité contre partage des coûts est un sujet de dissertation classique.
Source : Google Actualités — Maroc politique