Après les législatives : nomination du Chef du gouvernement et formation d'une coalition

Mis à jour le 26 sept. 2026

Le Roi nommera le Chef du gouvernement au sein du PAM, conformément à l'article 47 de la Constitution. Avec 97 sièges, le parti devra rallier au moins deux autres formations pour atteindre la majorité de 198 sièges.

Les résultats des législatives du 23 septembre 2026 ouvrent une nouvelle séquence institutionnelle.

Les étapes prévues par la Constitution

  1. Nomination du Chef du gouvernement par le Roi, au sein du parti arrivé en tête (article 47) — ici le PAM. Le texte n'impose pas que ce soit le chef du parti : en 2017, Saâd-Eddine El Othmani, numéro deux du PJD, avait été nommé.
  2. Consultations et formation d'une coalition : avec 97 sièges, le PAM doit s'appuyer sur au moins deux des partis suivants : RNI (66), Istiqlal (65), PJD (54).
  3. Investiture parlementaire du gouvernement sur la base de son programme (article 88).
Graphique de combinaisons de sièges autour du PAM face au seuil de 198 : PAM+RNI+Istiqlal 228, PAM+RNI+PJD 217, PAM+Istiqlal+PJD 216, PAM+RNI+MP+USFP 218, PAM+Istiqlal+MP+USFP 217.
Plusieurs combinaisons dépassent la majorité absolue de 198 sièges ; le PJD a toutefois exclu de gouverner avec le PAM.

Points clés

  • La Constitution de 2011 ne fixe aucun délai chiffré pour la formation du gouvernement.
  • Le gouvernement sortant reste en place et expédie les affaires courantes jusqu'à la formation du nouvel exécutif.
  • La session d'automne du Parlement s'ouvrira le vendredi 9 octobre 2026, sous la présidence du Roi.
  • Précédents : Abdelilah Benkirane nommé quatre jours après le scrutin de novembre 2011, reconduit trois jours après celui de 2016 ; après le blocage, El Othmani est nommé en mars 2017.

Source : LeBrief