Avocats: Une nouvelle loi, trois mois de grève, et après? - L'Economiste
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Mis à jour le 13 sept. 2026
Trois mois après le début de la contestation de la loi n°66-23, les avocats marocains poursuivent leur grève malgré l'entrée en vigueur du texte le 20 août 2026. L'ABAM maintient la pression sur le ministère de la Justice.
À savoir citer
- Loi n°66-23 : 146 articles, remplace la loi n°28-08 de 2008
- Entrée en vigueur le 20 août 2026 (dahir du 18 août 2026, BO n°7533)
- Ouvre la profession aux docteurs, enseignants-chercheurs et, par dérogation, aux cabinets étrangers pour l'investissement
- ABAM (17 barreaux) en grève depuis 2025-2026, Cour constitutionnelle empêchée de statuer sur un vice de forme
I Le nouveau cadre légal
La loi n°66-23 relative à l'organisation de la profession d'avocat abroge la loi n°28-08 du 20 octobre 2008. Adoptée par la Chambre des représentants le 19 mai 2026 puis en deuxième lecture le 6 juillet, elle est votée par la Chambre des conseillers le 7 juillet. Promulguée par le dahir n°1-26-75 du 18 août 2026, elle est publiée au Bulletin officiel et entre en vigueur le 20 août 2026. Le texte de 146 articles ouvre la profession, par dérogation, aux titulaires de doctorat, aux enseignants-chercheurs et, pour les projets d'investissement, à des cabinets étrangers. Ses articles 12, 39 et le onzième point de l'article 121 restent suspendus dans l'attente de textes réglementaires.
II La contestation de la profession
L'Association des barreaux du Maroc (ABAM), qui regroupe les 17 barreaux du Royaume sous la présidence du bâtonnier Houcine Ziani, conteste le texte depuis son adoption en Conseil de gouvernement le 8 janvier 2026. Elle a rejeté la version finale le 23 décembre 2025 et multiplié les grèves, jusqu'à l'arrêt total des prestations décidé le 18 août 2026. Saisie de la constitutionnalité du texte, la Cour constitutionnelle s'est déclarée dans l'incapacité de statuer, en raison d'un vice touchant la copie du texte transmis. L'ABAM maintient son mouvement après l'entrée en vigueur de la loi et réclame son retrait ou son abrogation.
Source : Hespress Français